Dans la note
précédente je m'attachais à la tendance du tacite chez l'humain devenant
explicite suite aux recherches de l'AI (Intelligence Artificielle). Ce qui semblait
simple à la surface se révèle infiniment complexe à l'analyse en profondeur.
Curieusement la
tendance opposée se manifeste dans les TIC (Technologies de l'information et de la communication). Avec l'ordinateur qui disparaît, l'ordinateur "mains libres" que l'on
porte sur soi, les détecteurs et tout ce qui concerne l'Internet encastré dans
les objets et l'entourage (embedded Internet), et le sans-fil interactif, on assiste
au phénomène du matériel et de la technologie "explicites" et
visibles qui se fondent dans l'espace et dans un environnement "tacite"
invisible.
De la même manière que l'aller du tacite vers l'explicite
révèle la masse submergée et infiniment complexe de l'iceberg contre la
simplicité des phénomènes perçus, son opposé transforme la relative simplicité
des systèmes et appareils dissociés et discernés, en une masse de complexité
croissante et de propriétés émergentes.
Ce qui était
relativement simple et linéaire lorsque explicite, devient infiniment complexe
et entrelacé en se transformant en phénomène implicite. Dans ce monde visible
devenant invisible on passe de la loi de Sarnoff pour la radio diffusion, à la
loi de Moore pour les circuits intégrés, à celle de Metcalfe pour les réseaux
informatiques et à celle de Reed pour les réseaux sociaux.
Rappelons au
passage que ces lois correspondent à des augmentations mathématiques pour la première,
(valeur du réseau = nombre d'utilisateurs), multiplicatives pour la seconde (la
capacité double tous les 18 mois), proportionnelle au carré pour la troisième (valeur
du réseau= nombres d'utilisateurs au carré) et finalement exponentielle pour la
dernière (valeur 2 à la puissance égale au nombre des utilisateurs).
Ce qui semble
indiquer que le véritable changement est encore à venir.