3ème partie
Depuis que Jack Nilles invente le terme pour désigner le travail à distance en 1973 on s’est préoccupé du manque de législation. Après plus de 25 ans, la Commission Européenne publia le document tant attendu. La montagne accouchait d’une souris! En effet cette directive ne faisait que recueillir l’essence de milliers d’accords intervenus entre temps et en absence de toute législation spécifique, entre entreprises et syndicats, tous basés sur le bon sens et sur à peu près les mêmes points : Possibilité de retourner au travail de bureau en cas de manque d’adaptation, prise en charge par l’entreprise des coûts de télécommunications, attention aux aspects ergonomiques du poste de travail à domicile, contacts réguliers avec les collègues et l’entreprise pour éviter l’isolement et enfin les fameuses discussions sur la nouvelle définition de l’accident de travail. Ce dernier point particulièrement chère aux cabinets d’avocats.
Bref, alors que les distributeurs, les vendeurs, de nombreux techniciens, les agents d’entretient et bien d’autres professions travaillaient depuis toujours hors du bureau ou de l’usine, le télétravail semblait devoir constituer un cas particulier durant des années. Peut être cela était il dû au fait que ce concept était artificiel et transitoire.
Aujourd’hui on constate que la manière de travailler et le contenu du travail ainsi que la formation ont tous évolués en fonction des nouveaux moyens mis à disposition de la société. La notion de l’espace global de travail permet de comprendre le phénomène dans toute son ampleur. La vision réductive du télétravail consiste à projeter les concepts du passé dans un environnement qui n'a plus grand chose à voir avec l’époque où les normes du travail de bureau ont été crées.
Il es frappant de voir à quel point le vrai télétravail, celui qui se réalise partout en même temps grâce au réseau, a transformé l’entourage même de l’entreprise et le design de ses installations. Ce qui implique un effet de boomerang de ce télétravail-qui-revient-au-bureau.