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juin 2006

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Ergonomie émotionnelle

 

Co000Corinne Cosseron Fondatrice de l'École Française du Rire


Ce matin, écoutant un bref interview sur le design sonore, j'ai pensé poster une note sur l'ergonomie de la société de l'information qui me trottait en tête depuis quelque temps. Un aspect me tient à coeur

: La société de la connaissance ne mérite-t-elle pas une ergonomie émotionnelle plus étendue? Du "sur demande" et non plus du "push". Du mieux-être sans nécessairement toujours plus de consommation. Peut-on espérer voir naître une ergonomie sociale et émotionnelle digne d'une société bien informée?

Selon Wikipedia: L'ergonomie (du grec ergos, le travail) est une discipline qui vise l'adaptation d'un système à son utilisateur, afin que ce dernier puisse mener ses activités avec un maximum d'efficacité, de satisfaction et de bien-être, avec une phase d'adaptation réduite. L’ergonomie a pour objectif d’améliorer l’interaction des hommes avec les systèmes.

L'ergonomie de la société industrielle s'adressait principalement au design des objets pour leur meilleure adaptation au corps humain et déjà, dans une certaine mesure, aux sens. C'est logique; une économie matérielle doit adapter les objets au corps physique. Même quand on s'intéresse à l'émotionnel c'est encore toujours par le biais du marketing et pour vendre d'avantage. L'ergonomie informatique, elle, nous amène à une ergonomie mentale. Mais dans bien des cas les résultats sont plus tôt maigres.

J'ai donc fait quelques recherches sur ergonomie et émotionnel. Et j'ai trouvé parmi de nombreux cas de pure marketing émotionnel deux indices de ce qui pourrait devenir une nouvelle tendance. 

- Stéphanie Hétu, Collaboratrice d'AffairesInternet.com, ajoute l'Intelligence émotionnelle de  Goleman à quelques titres sur l'ergonomie, tout en s'excusant presque de mélanger cet ouvrage avec les autres bien plus "centrés". C'est un bon début.

- Un intéressant article de Corinne Ribert van de Weerdt (INRS) () semble bien indiquer que cette tendance existe: "La place occupée par l’émotion dans les travaux des psychologues et des ergonomes s’étend de façon marquante. Cette évolution récente entre en contradiction avec le désintérêt manifeste pour les facteurs émotionnels qui a perduré jusqu’à ces deux dernières décennies, surtout dans les études s’intéressant aux situations professionnelles."

Enfin et pour terminer sur une note allègre, le rire semble ne plus être tout à fait incompatible avec les affaires sérieuses s'il faut en croire le site du "Rire Bleu" de Yvan Aboussouan et celui de "l'écolederire" de Corinne Cosseron (Photo) avec un bruit de fond qui remonte le moral!
Si vous connaissez d'autres indices merci de me les signaler

Les compétences

8 Janvier 2005

Jean Jacques m´a parlé aujourd´hui de ses projets d´éducation et de formation. Cela nous a amené à échanger des connaissances et à trouver de nombreux points communs. 

Les communautés de pratique et d´apprentissage situé (en contexte avec la tâche réelle),  sont des termes relativement récents et très porteurs.

www.ewenger.com/www.tact.fse.ulaval.ca/ang/html/cp/Biblio.htm, et  www.productique.org,

un excellent article:
/web/web3.nsf/0/AA7C7290DF101BFDC1256DF9004B0E22?OpenDocument

Ce qui me frappe dans ces « redécouvertes » de ce que l´homme a fait depuis le début de son ascension, et depuis bien avant les corporations, c´est la tendance qui consiste actuellement à passer de l´explicite au tacite. Ce processus consiste a prendre conscience de ce qui se fait inconsciemment, c´est-à-dire la plus grande proportion, sous-jacente, de nos processus neuronaux. Cela n´est pas tellement original en soi, mais encore faut-il appréhender la masse de ces processus tacites en rapport avec le conscient. Dans l´apprentissage, tel un iceberg, elle est bien supérieure à ce que nous croyons avoir appris par l´enseignement.

Les implications pour notre systèmes linéaire et cause/effet de la pensée rationnelle sont infinies. Si la connaissance se crée et circule sur des réseaux de communication social spontanés, beaucoup plus que par les outils explicites de l´éducation traditionnelle ou par les systèmes de gestion des connaissances mis en place par des expert, la véritable valeur des personnes se trouvent plus dans leur parcours de vie que dans leur parcours éducatif structuré offert par l´école et par les études supérieures, que l´on continue a privilégier presque exclusivement.

En d´autres termes les compétences validées par des certificats ou des diplômes ne représentent qu´une fraction des compétences mises en oeuvre dans l´entreprise et dans la vie courante. Cependant on néglige cette masse submergée qui représente la plus grande part de nos connaissances opératives.  Fatigués de ne  pas pouvoir touver dans les profils réductifs de sélection,  l´illusion qui leur permetterait de mettre en oeuvre  des trésors de connaissances qui échappent  totalement aux critères stéréorypés, de plus en plus de jeunes se tournent vers des  ONG, associations, ou activités creatives non rémunérées. L´entreprise y a tout à perdre.

Á ce patron qui demandait "mais où sont nos créatifs?", Goleman répondait: "Il y a bien longtemps que vous les avez licenciés". On pourrait ajouter aujourd´hui: Vos méthodes de selection les éliminent automatiquement et bientôt ils ne se présenteront même plus"