Hong Kong, OMC et PAC
La politique agricole
À tant se
convaincre que la réduction de la participation de la population active dans
l’agriculture d’abord, dans l’industrie ensuite, était signe de progrès dans
les pays développés, on a peut être jeté le bébé avec l’eau du bain. Les
problèmes de la vache folle, des poulets à la dioxine et aux hormones, ainsi
que les épidémies qui exigent de sacrifier des milliards de volailles ou de
porcs dans les élevages intensifs sont, au même titre que les problèmes de
l’usage massif des insecticides et des engrais chimiques, à mettre sur le
compte de l’absurdité de vouloir ramener la nature à une autre activité
industrielle.
Mais au delà de
la disparition de ces petites exploitations qui affecte tout une économie
complémentaire locale ainsi que le maintien du milieu naturel (biodiversité),
ne perd–t-on pas également du lien
social dont la valeur n’entre jamais dans nos systèmes comptables ? (Ces
« externalités » et de plus « intangibles »)
Cathy Reilly, une
journaliste du site HappyNews raconte comment, suite au décès accidentel du père de famille d’une ferme de l’Ohio,
une quarantaine d’agriculteurs voisins sont venus avec leur matériel pour faire
la récolte du maïs dont la subsistance de cette famille dépendait.
“ Les liens au sein du groupe
tels que les objectifs et valeurs partagées sont le tissu d’une communauté prospère.
En tant que nation, certains problèmes dans nos cités sont à mettre au compte
de la disparition de ces liens; mais pour ceux qui vivent dans les zones urbaines, et qui ne
connaissent souvent pas le prénom de leurs voisins de palier, cette histoire
est bien surprenante. C’est un parfait exemple de la théorie du capital social
dont la valeur n’a guère changé dans ces communautés d’agriculteurs
ajoute–t-il”
À méditer au vu des récents
troubles dans les cités. (Voir également le site des AMAP)
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