Le Financial
Times, dans un récent article, nous explique que Bruxelles peine à faire
respecter les normes sur le déficit budgétaire des membres de l'Union. En 2002
c'était le tandem Allemagne/France qui avait dépassé le seuil. Aujourd'hui ce
sont 12 des 25 membres qui se retrouvent hors limite.
Le problème
est-il d'approcher le piano, c'est-à-dire les 25 membres, au tabouret de la
banque centrale, ou au contraire ce tabouret (la banque centrale et le carcan
de Maëstricht) au piano?
Dès que la
masse monétaire M1 (c'est-à-dire la monnaie émise) augmente pour faciliter les
échanges, on nous agite le drapeau rouge de l'inflation. Mais le niveau
d'endettement des états est-il une bonne mesure pour contrôler ce fléau? Le vrai problème ne serait-t-il pas plus tôt
celui de mesurer le rapport entre le degré de l'activité économique et la masse
monétaire émise hors crédits qui permet les échanges, et d'ajuster cette masse
aux volumes des échanges, comme l'explique très bien A.J. Holbecq dans une
série de documents sur la monnaie.
Faudra-t-il que
l'ensemble des pays de l'Union dépasse le seuil pour repenser le rôle de la Banque Centrale, en définitive,
positionner le tabouret par rapport au piano et non l'inverse?
La vraie question
est de savoir si les dogmes établis il y à plus d'un siècle sur la finance et
les questions monétaires vont pouvoir se maintenir inamovibles face aux
nouvelles connaissances et moyens survenus depuis leur établissement. Car il
faut beaucoup de foi pour continuer à croire à ces dogmes à une époque où tout
est en train de changer.
Commentaires